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Blog mis à jour: 22/09/2008 16:52

Blog de Joël PROST

LES EDITIONS POAIZIE 

CONTACT:   prost.joel@orange.fr

 

Peindre comme un écrivain qui imagine sa fiction et écrire comme un peintre qui agit par touches superposées pour donner l'impression ressentie, tel est mon objectif. J'ai la « poaizie » au fond de moi, pour mieux cibler voir note poésie. Mon art est souvent naïf, comme ce tableau, aurore sur Pouilloux (71) ci-dessus. Mon coeur parle plus que la raison, parfois une personne peut bouleverser ma personnalité et me diriger vers une nouvelle forme de création, (voir note art contemporain). L’art, la littérature doivent être créatifs, tout comme l’amour. Sinon, nous tombons dans une banalité à pleurer, et pleurer n’est pas le verbe que je préfère, je choisirais plutôt aimer, même s’il est très irrégulier.
Vous découvrirez dans les albums photos des photographies et dans les notes des explications de mes créations artistiques. Certains de mes tableaux sont exposés au restaurant Le Péché Gourmand à Perrecy les forges (71). Pour tous renseignements ou pour un acheteur potentiel me contacter à

prost.joel@orange.fr
Vous pouvez trouver aux Editions Le Manuscrit, mon roman La Vitre, (voir fichier roman la vitre) ou par demande à mon adresse e.mail. Des renseignements sur mes travaux d’écriture et mes réalisations sont aussi présentées.                                                                  Joël PROST

 



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[08/10/2007 17:09]
POESIE

 Tous les poèmes en vers ou en prose qui suivent ont été édités, soit dans des revues, soit dans des anthologies poétiques.

POAIZIE
      Un bateau arrive au port, les marins hurlent leur joie. Le roi des astres brille dans la voûte azurée. Au large, quelques voiliers jouent avec la houle. Un véliplanchiste maladroit tombe à l’eau, son équilibre demeure toujours précaire, comme la poésie dans notre société. Son épouse, sur la plage, rit. Elle l’aime et cela suffit à son bonheur.
      Je monte sur ma planche à voile, (la poésie), et je file sur l’océan, le vent m’emporte, m’emporte... Je côtoie l’horizon. Le ciel et la mer se caressent, je suis le seul témoin de ce spectacle, ils vivent l’un pour l’autre, ils s’habillent de la même robe. Je deviens leur enfant, ils me nomment le poète malhabile, je veux bien les croire, mon narcissisme me laisse supposer un soupçon de talent, un tout petit soupçon, tout petit, s’il te plaît...

DEFINIR UN POEME N’EST PAS UNE DENTITION

Mes écrits s’incrustaient dans la boue
Mais le temps défilait comme un fou.
Dès que me regardaient tes yeux bleus
L’univers s’étiolait par la faute d’un feu,

Mes pensées se noyaient cafardeuses.
Je crayonnais ma destinée amoureuse,
De ton corps je récoltais les caresses,
L’ignorance se dessinait sans cesse.

La violence oubliait les instants tendres,
Sur le chemin des pièges à prendre
Le monde défilait avec ses fractures,
Des mots s’ajoutaient avec des ratures

Restait tes vilaines dents inachevées.
Je désirais te voir toute déshabillée,
Mais le désert de la foule et sa solitude
Installaient avec force et loi l’habitude.

Les affres de l’incertitude maladive
Incrustaient désormais la parole fautive.
La société a ses règles mais pas l’amour,
Passaient les heures, passait le jour,

La poésie demeurait incomprise.
J’offrais tous mes maux à la brise
Je pense sans cesse à ta déclaration,
Donner aux sentiments une définition…
   

                     LA VITRE

Mes sanglots résonnaient par habitude
Sur l’étendue morne de ma solitude.
Dès que maman arrivait apeurée,
Je riais fort pour ne pas lui montrer
Que je souffrais derrière la vitre.
J’étais tenté de lui dire mon titre,
Maman, je désire tes caresses,
Les soins ignoraient la tendresse.

En guise de dessert situation précaire,
On m’offrait des ponctions lombaires.
Dès que maman voyait mes blessures,
Elle pensait que la vie loin d’être pure
N’offrait que des douleurs inconnues.
J’étais tenté de lui crier le corps nu,
Maman je t’aime à la folie avec passion
Mais en milieu aseptisé plus de solution.

La souffrance par la frontière de mon corps
S’échappait avec puissance chaque aurore.
Dès que maman arrivait la vie reprenait,
Je désirais un amour plus-que-parfait.            Le froid de la vitre ne fut pas une aura,
J’étais tenté de me jeter dans tes bras,
Décrire mot par mot ton instinct maternel,
Te dire que des femmes tu es la plus belle.
                        

POUILLOUX
 

      Une route sinueuse serpente le long de la colline. Au sommet de cette petite montagne, nous découvrons des maisons agglutinées comme un troupeau autour d’un berger, notre église. Une place, quelques polliaciens, une chanson, quelques feuilles venues du bois de Chaume, le tout est accompagné d’étranges courants d’air qui balaient les platanes de mon enfance.
      A sept heures du soir, une cloche retentit dans le village, réveillant bourg et hameaux, rappelant aux hommes le retour de la somnolence, près des amours. Les chemins de la vie arrivent dans cette bourgade tranquille, la jeunesse communie avec la vieillesse afin d’oublier les idiots conflits de génération, mais la vie, par nécessité devient souvent conflictuelle. Et de haine en haine, nous nous sommes aimés.
      Je suis souvent parti en voyages, vers d’autres pays ou régions, à la recherche de ma création. La poésie est une faim en soi, l’absolu se rencontre toujours à l’horizon mais celui-ci à la fâcheuse habitude de s’éloigner. Très jeune, j’ai quitté mon village natal, je suis allé vers d’autres paysages, à la conquête de Paris déjà envahi, mais c’est dans ces collines que j’ai recherché un retour pour d’autres départs, (souvent des promenades intérieures).
      Puis viendra le jour du grand départ, une feuille morte se déposera dans le cimetière, il sera inscrit que la mort est une fin de soi mais que tout continue, des centaines de croix ont aimé, des centaines de villageois ont vécu, des centaines de cœurs aimeront cette route sinueuse qui serpente le long de la colline. Au sommet de cette petite montagne, nous découvrons Pouilloux...

Pourquoi donner un titre à mon poème puisque je t’aime

Dans les limites du temps donné
Je parcours le marathon de la vie
Distance amputée de mes souvenirs
J’écris ma détresse dans tes sourires
La joie de vivre à l’horizon infini
Je cours comme un fou vers ta destinée

Elles finissent toutes par dire je t’aime
Que l’on retourne mes phrases surannées
Elles semblent trop courtes comme le jour
Je te recherche partout et toujours
Peu importe le chemin emprunté
Peu importe le sens de mon poème

Je cours comme un fou vers ta destinée
La joie de vivre à l’horizon infini
J’écris ma détresse dans tes sourires
 Distance amputée de mes souvenirs
Je parcours le marathon de la vie
Dans les limites du temps donné

Peu importe le sens de mon poème
Peu importe le chemin emprunté
Je te recherche partout et toujours
Elles semblent trop courtes comme le jour
Que l’on retourne mes phrases surannées
Elles finissent toutes par dire je t’aime

LE CHAT

Le chat noir doucement découvre la tristesse,
Son maître décédé part pour un monde vieux,
Il s’en va rechercher le paradis pieux,
Sur le triste journal se lit notre détresse.

Il redit son chagrin, imite la pauvresse,
Son regard aperçoit le corps silencieux,
Sa queue va lentement vers le vent du Bon Dieu,
Son ami définit la journée vengeresse.

Arrive l’animal, son silence chantant,
Son cerveau fou ne peut comprendre cet instant,
Tous les hommes présents, pénètrent dans l’église.

Enfin il étudie le malheureux linceul,
L’absence répandue, désormais s’est assise,
Et près de lui il court, pour qu’il ne soit pas seul...

LES PETITS PAPIERS DE MARYVONNE


     J’aime les petits papiers que je donne à Maryvonne, j’inscris des mots d’amour ou bien, des maux d’amour car aimer, c’est parfois souffrir.
     J’aime les petits papiers de Maryvonne, j’inscris mes fantasmes, par exemple, je deviens chien et je mords, je l’admets, c’est un peu carnassier.
     J’aime les petits papiers de Maryvonne, j’inscris tous mes mensonges et ils sont nombreux, que voulez-vous, j’enjolive la réalité pour que ma mie soit heureuse.
     Et je regarde mes petits papiers dans les mains brûlantes de Maryvonne, ils deviennent si légers, si noircis, si peu lisibles que l’encre indélébile que j’utilise transforme mes vers en sonnets débiles.
     Et comme dit maman : « tu en perds du temps à écrire ». Oui, j’ai perdu le temps et je ne l’ai pas retrouvé, comme les petits papiers de Maryvonne qui se sont envolés au gré du vent vers une destination inconnue.
     Quel est l’objectif de l’écriture ? Et comme le disait le poète berbère, j’écris sur le sable, le sirocco, un jour ou l’autre emportera mes écrits vers son but final.
    Comme les petits papiers de Maryvonne, papiers administratifs, papiers vierges, papiers de journal, papier moi je t’aime. Pourquoi je la nomme Maryvonne, pourquoi pas Simone mais c’est Maryvonne, comme un vers qui sonne. Maryvonne, elle aime bien qu’on la ramone, au moins une fois par an. Elle n’est pas gourmande, Maryvonne.
     Maryvonne, c’est ma cheminée, c’est ainsi que je l’ai nommée, elle se redresse avec fierté dans le ciel bleu, elle se plie sous le vent de la tempête, elle continue à évacuer le feu, même s’il pleut. Et quand je la regarde ma cheminée, les soirs mélancoliques, je me dis que la vie, ça s’en va toujours en fumée.

     TU MEURS DANS LE RHIN

C’est comme si j’avais traversé six pays,
Je me noie dans les eaux tourmentées
Qui s’en vont vers l’immense delta trahi,
Par tes yeux qui sont là pour m’emprisonner
Je m’envole et j’atterris dans tes bras.
Signe astrologique ou tropique, cancer,
Par le dessein carcinomateux de mon aura
Qui s’enlise dans les sables de l’éphémère,
Je dessine les reliefs de ta géographie,
La douleur imprimée d’une folie obsolète,
Tumeur… Dans le rein… Fragilité de la vie,
Je m’éternise sur ton corps en fête,
Voyageur infatigable du rêve inachevé,
J’étudie ta philosophie bienheureuse,
A cet instant ton prénom murmuré,
J’écris la déclaration mystérieuse,
Si je t’aime c’est tout ton entourage,
Peut-on définir le couple et l’amour,
Le fleuve de notre passion sans âge,
Pourvu que je vis avec toi toujours.
Je gomme de mes rimes les frontières,
Leur morale impose en soi une fin,
Je veux en terminer avec le mot guerre,
Comme si je disais tu meurs dans le Rhin…





Commentaires
POESIE
Coucou,

Tes textes sont agréables à lire.

Cela fait plaisir de parcourir ton écriture.

Tes peintures te ressemblent je pense, souvent joyeuses, mystérieuses, parfois empreintes du monde enfantin dans lequel il fait bon se réfugier quand tout vous fait mal. Merci à toi

Frane
Ecrit par: Françoise que tu connais sous Frane51 | 21/02/2008 19:01


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